- - 12140 Golinhac
Ville de Golinhac

Aucun évènement annoncé.

Soyez le premier à partager un évènement dans votre ville!

Cliquez ici!

Faites bouger votre ville!
Annoncez un évènement!

Historique:

• Le village de Golinhac

Notre village est situé sur un plateau granitique, en limite de rupture de pente, surplombant la vallée du Lot. Il est groupé autour de son église et le long de ses axes de communication, la D 904, ancien axe principal reliant Mur de Barrez à Rodez par Villecomtal et la D 20, menant à Bozouls.
Sa localisation : 2,58° de longitude est et 44,6° de latitude nord. Il fait partie du canton d’Entraygues-sur-Truyère, circonscription d’Espalion, arrondissement de Rodez. N° insee : 110

La commune de Golinhac fait face à la Viadène et l’Aubrac « la Sibérie du département » et au village de Florentin-la-Capelle situé sur l’autre versant du Lot vers le nord. L’Aubrac se profile à l’est ; au sud nous sommes en bordure du Causse Comtal.

Golinhac est limitrophe des communes d’Entraygues, Florentin, Le Nayrac, Estaing, Sébrazac, Campuac et Espeyrac.

Les versants orientés au nord-est sont très rudes. Aucune voie au bord de la rivière du Lot n’a été aménagée tant les rives en sont escarpées. Le haut de ses versants accessibles et ensoleillés permet néanmoins des cultures, telle la vigne.

• Altitude
L’altitude moyenne de ce plateau granitique de 19.757 hectares se situe entre 600 et 700 mètres. Le point culminant appelé « Puech de Catusse » est à 693 mètres, hauteur avoisinante de l’oratoire de Notre-Dame-des-Hauteurs érigé en 1948 et sa table d’orientation qui se situe à 684 mètres, au puy de Régaus.

• Climat
Le climat est contrasté, hivers froids, étés chauds, les vents dominants sont ceux de l’est et du nord-ouest ; le vent du sud est parfois très violent (l’Autan), 0lto en occitan.

• Superficie
La commune de Golinhac s’étale sur 32,41 km². En venant d’Entraygues, on y pénètre par le hameau de la Castanie et on la quitte par le hameau de « Le Puech » en direction de Bozouls. L’usine hydroélectrique EDF la borde au nord, et le hameau des Gandalgues la délimite au sud.

• Origine de Golinhac
Golinhac et Castailhac (son hameau le plus important) ont fait l’objet d’interrogations toponymiques, pour notre spécialiste Zéfir Bosc ; il associerait bien le romain ; Collius ou Collinius avec suffixe acum, mais aussi ; Goul / Gol = gueule, gorge, comme le ruisseau Goul, Goulesque, Couesque, des gorges d’Olt.
Selon le dictionnaire Dauzat et Rostaing, ces deux localités parlent la « langue d’Ac » ce qui signifie qu’il s’agirait d’anciens domaines gallo-romains.
L’un aurait appartenu à un certain Collius/Collinius, et l’autre à Castius/Castillius.
Collini-Acu = Domaine de Collinius
Colliniac / Golignac / GOLINHAC
Castilli-Acu = Domaine de Castillus
Castilliac / Castaillac / CASTAILHAC

• Château de Golinhac
Un château existait à Golinhac au XIVe siècle. Vers 1900, on apercevait ses ruines, près de l’église romane. Certains pensent que le château couvrait le centre du bourg et même le pré qui appartient à M. de Chefdebien, propriétaire du château des Vernhettes, descendant des seigneurs de Golinhac.
À l’occasion de la guerre de Cent Ans, et après de longs conciliabules qui durèrent quatorze ans, le 24 mai 1374, le comte Jean d’Armagnac, déchargea les consuls de Golinhac ainsi que noble Raymond-Pierre de Combret et Raymond de Salles, chevalier, qui étaient coseigneurs, de faire soutien à Entraygues, d’aider aux réparations et de répondre à la justice (comme le demandaient les Consuls d’Entraygues). Il leur confia en même temps la garde et la défense du fort bâti sur l’église de Golinhac et « de ne plus devoir guet et taille à Entraygues trop éloignée pour offrir un asile sûr aux habitants de Golinhac », d’autant que Golinhac était tout à fait autonome en matière de justice (titre de Freissinet).
Ainsi, comme le suggère M. Lionel Lintilhac, s’il a été nécessaire à la fin du XIVe siècle de construire des fortifications, il est peu vraisemblable qu’un château existait, tout au plus s’agissait-il d’une maison fortifiée destinée à abriter le seigneur mais qui n’avait probablement rien à voir avec les châteaux- forts, à l’abri desquels hommes et bêtes trouvaient refuge.

• L’église Saint Martin
Au Xe siècle, sous le règne du Roi Robert, Golinhac était alors le chef lieu d’une viguerie qui comprenait Castailhac dans son ressort.

L’origine de l’église primitive de Golinhac dédiée à Saint-Martin reste incertaine ; les premiers documents relatant la présence d’un prieuré datent de 1061-1065. Gibert, archidiacre d’Entraygues apparemment, donne la moitié du prieuré de « Goliniaco » à Conques. L’autre moitié est donnée en 1097 à la même abbaye, par Richard, peut-être le neveu de Gibert, vicomte de Carlat en partie.

Un château fort existait couvrant le centre du bourg ; la chapelle castrale fut construite selon les plans du seigneur Pierre d’Yzarn, qui avait participé à la sixième croisade. Cette chapelle serait la copie de l’église du Saint-Sépulcre de Jérusalem.

La chapelle de Golinhac apparaît ensuite en 1245 dans la confirmation papale des donations faites à l’abbaye de Conques.

Le prieuré possède un vicaire perpétuel dès 1418.
L’église de Golinhac, qui a été fortifiée au XIVe siècle, est constituée de moellons de moyen appareil majoritairement en granit, d’autres de grès, et d’un crépi qui masque et désavantage ce bel édifice. (il cache encore une grande partie des façades extérieures).

Les mêmes matériaux se retrouvent pour les arcs, nervures, encadrements, auxquels vient s’ajouter le calcaire.

L’église a connu une réorientation en 1908, le chœur actuel étant avant cette date, la travée occidentale (ouest) de la nef, dans laquelle se trouvait une tribune. Le portail actuel est implanté dans le pan oriental (est) de l’ancien chevet quadrangulaire. Le sanctuaire initial ainsi, que l’ancien transept sont de style roman ; la nef, les chapelles latérales et le chœur actuel sont d’architecture gothique. La nef primitive dont la largeur ne devait pas excéder celle du sanctuaire ou des croisillons (3,70m) fut remplacée par une nef plus large (5,50m) et comportant trois travées. La travée terminale est transformée aujourd’hui en sanctuaire.

Les murs épais étaient épaulés de contreforts encore visibles au nord. Une tour dominait la travée terminale, couronnement expliquant l’épaisseur des murs. On peut voir un raccord très net sous les combles, entre la tour et le reste de l’édifice, ce qui pourrait indiquer que « les fortifications ne furent pas construites d’un seul jet.
Les deux chapelles : du Rosaire et de St Jean, de style gothique, ont dû être greffées sur la nef du XVe-XVIe siècles. En tout cas, elles existaient en 1668.

Le carré du transept est délimité par des pilastres rectangulaires appareillés en grès et granit qui vont en s’écartant vers le haut ; « leurs impostes reçoivent la retombée des arcs en plein cintre ; ceux-ci sont extradossés d’un deuxième arc formant un léger ressaut vers l’intérieur », seulement ceux des croisillons. « Des trompes d’angle ramènent le plan à l’octogone sensiblement régulier, dessiné par la corniche de la coupole. Cette dernière est un assemblage de huit voûtains triangulaires appuyés sur des nervures de profil curviligne qui convergent vers la couronne servant de cadre au trou de cloches ; d’étroites ouvertures au-dessus et dans l’axe des toitures du sanctuaire et des croisillons, éclairaient la coupole. »

Les armes de la famille de Balaguier, seigneurs d’Entraygues, Golinhac, Campuac etc. (que l’on dit descendant des Princes de Catalogne et de Majorque) sont sculptées aux deux clefs de voûtes, nef et chœur actuels de l’église de Golinhac.
Il résulte des notes ci-dessus que la partie gothique de l’église date au plus tard de 1323/1347. On retrouve également ces sculptures sur deux culs-de-lampe.
La sculpture qui, dit-on, représente le seigneur du village, se trouve en haut de la façade du croisillon nord, façade surélevée lors des fortifications au XIVe siècle.
À cette époque, noble Raymond-Pierre de Combret, seigneur de Broquiès et Raymond de Salle, chevalier, étaient les deux coseigneurs de Golinhac.

Tags: